Esperanto, ou comment planter un arbre sans racine culturelle

Il suffit de se promener dans une ville de rang international pour constater sa tendance au patchwork et à quel point les communautés vivent souvent côte à côte, mais pas vraiment ensemble. La ville est fractionnée en quartiers identitaires ; chacun avec sa langue et ses pratiques culturelles. Dans l’espace public, quand vraiment il faut se mettre en contact avec d’autres communautés, on recourt plus aisément à l’anglais qu’à l’espéranto.

Inventer une langue simple pour créer les conditions de la paix dans le monde : tel était le but du créateur de l’espéranto, le Dr. Ludovik Zamenhof, en 1881. Cet objectif se fonde sur le présupposé selon lequel une langue neutre, qui servirait de pont entre les communautés pour communiquer, faciliterait la compréhension mutuelle. Et toi, qu’en penses-tu ?

Mmm, je vois bien que l’espéranto te laisse perplexe… Tu n’y connais trop rien ? Il faut dire que ces doux rêves pacifistes ont été rapidement étouffés par le contexte de son émergence : nationalisme, populismes… Donc on a tôt fait de reléguer ça dans la catégorie des projets oubliés. Tu en as entendu quelquefois parler, en te disait souvent : « ah, oui, c’est curieux, cet espéranto ; il faudrait que je m’informe un peu plus sur le sujet ». Mais avoue que tes priorités étant ailleurs, cette louable intention est systématiquement passée aux oubliettes. Bon, pour t’aider à démêler tout ça, rien de tels que de courts rafraichissements historiques avec @Linguisticae (5 courts épisodes instructifs t’y attendent). Il est temps de te faire une opinion sur cette langue ! On aimerait bien savoir ce que tu en penses: est-ce qu’il est possible de planter un arbre sans racine culturelle?

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