Un quanta et tout bascule!

Quand survient une aporie...

« Est-ce que les scientifiques se trompent parfois ? »

Une théorie déposée. Par Marx Planck, à la société de physique de Berlin. C’est exactement il y a 120 ans. Un 14 décembre. Et c’est tout un paradigme qui est déconstruit. C’est le fondement d’une interprétation du monde qui commence à s’effriter. Un quanta qui fait toute la différence !

 

Ce cataclysme né d’une aporie, un problème que l’ancienne théorie classique ne savait pas résoudre : celui de la stabilité d’un atome. Ce cataclysme, conséquence d’expériences discordantes qui ont conduit progressivement les physiciens à proposer une nouvelle vision du monde. Ce cataclysme pour nous rappeler que ce que l’on croit acquis et définitif n’est jamais que l’état de ce que l’on tient pour vrai à un moment donnée de l’histoire des sciences.

Un constat qui me rappelle un des aspects de mon vieux sujet de concours de l’ENS Ulm en philosophie : «Les sciences sont-elles une description du monde ?»  Il serait effectivement illusoire de croire que le développement des sciences ressemble à un long ruban linéaire tendant vers une prétendue « vérité » toujours plus absolue. Au contraire, toute réalité n’étant qu’interprétation, les sciences progressent parfois en sapant les bases de toute prémisse précédente.

Bouleverser la norme

Ca en prend du courage de saper les fondements sur lesquelles s’appuie la compréhension du monde. Que ce soit Copernic, Galilée, Newton, Lavoisier, ou Einstein…, au nom de l’exigence scientifique, ils ont bouleversé les paradigmes et les repères admis pour en substituer de nouveaux, et nous faire voir la réalité à travers au nouveau prisme, plus adapté -mais jamais pour autant à considérer comme définitif. A ce sujet, je vous recommande chaudement la passionnante lecture de Thomas Kuhn, une référence dans la philosophie des sciences, et son ouvrage La Structure des révolutions scientifiques.

*ref. citée à droite: blog de Nicolas Le Novère   https://nlenov.wordpress.com/

blog_Kuhn

A la lumière de ces constats, une question pour te réveiller les méninges : comment évaluer le progrès en science ?

Est-il défini par le fait que la science se rapproche de plus en plus de l’« ultime vérité » ?

Se mesure-t-il au nombre de problèmes résolus ?

Et au fait, qu’est-ce que le progrès ? Qu’en penses-tu ?

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