Lever l’ancre! Voyager entre les mots…

Lever l’ancre,

Faire couler beaucoup d’encre

Et voyager entre les mots…

 

…Tout simplement, en créant votre ancrage

Entre deux terres imaginaires

Peut-être es-tu, comme moi à ton âge, un petit mangeur. Tu n’as pas tellement faim au moment des repas. Et peut-être t’as-t-on déjà répété, pour t’encourager : « l’appétit vient en mangeant » ou bien encore « ça se mange sans faim » ! Bon, pressé par tant de persuasions, tu t’y es mis, néanmoins sans grande conviction. Et c’est vrai, tu as constaté que le goût de manger arrive finalement petit à petit. C’est que « ouvrir l’appétit », c’est tout l’art de l’apéritif, très cher aux Français. D’ailleurs, qui raffole plus de ces petits salés que les enfants, avec ou sans faim.

Eh bien, figure-toi qu’il en va de même avec beaucoup d’autres choses. On dit que le plus difficile est le premier pas. Mais une fois qu’on a commencé, le reste devient un jeu d’enfant. Tu connais peut-être l’angoisse de la page blanche dont souffrent parfois les poètes en mal d’inspiration. Toi aussi, as-tu déjà expérimenté ce trouble, à l’école, face à un sujet d’invention imposé par le professeur? J’ai moi-même un souvenir assez exact d’une rédaction d’école -c’était en CE2 il me semble- qui me laissait désespérément de marbre. Du sujet, je ne me rappelle plus ; ce dont je me souviens en revanche, c’est cette sensation de glisser dans un vide abyssal en constatant que rien digne d’être déposé sur la feuille ne me traversait à l’esprit pendant que mes camarades, eux, le nez penché sur leur stylo, noircissaient leur copie à une vitesse vertigineuse. Je jetais un regard désolé sur ces têtes concentrés et plongés dans le monde auquel ils étaient en train de donner vie tandis que je me morfondais de désolation devant ma page vide. Etait-ce donc si laborieux de se laisser aller à la rêverie ?

L'art de la vulnérabilité...
C'est la faille qui laisse entrer la lumière!

Non, vraiment pas tant que ça : il fallait juste que j’apprenne à débrancher le mental ; ce que j’ai appris à faire assez vite et avec plaisir par la suite. Laisser libre court à ses idées, dans le désordre d’abord, permet de se connaitre mieux, de s’en amuser. Dans la communication non violente, on dit parfois qu’un doigt pointé vers l’autre (un jugement critique sur autrui) revient à 3 doigts pointés vers toi : dire l’autre, décrire et qualifier ce qui t’est extérieure te définit trois fois plus toi que l’autre ou la chose extérieure en question. Ce retour sur toi-même est particulièrement révélé à travers l’écriture et l’inconscient émerge de manière incongrue là où on ne l’attendait pas …ce qui peut donner lieu à de très amusantes expériences. Qu’est-ce que j’ai pu me fendre de fous rires auto-ironiques lors d’atelier d’écriture en groupe !

Mais en tout état de cause, tout commence en passant à l’action: au départ tu tatillonnes, tu ne sais pas où aller, mais tu y vas avec détermination, comme à l’aventure. L’aventure des mots. Ce qu’il y a d’extraordinaire avec les mots, c’est qu’on peut voyager depuis son fauteuil et on déroule au fur et à mesure, avec l’enthousiasme de l’étonnement, ce que l’on n’aurait même pas pensé à chercher. C’est une constante : quand je propose des ateliers d’écriture avec mes étudiants de FLE, le démarrage prend parfois un certain temps, c’est certain : c’est que le moteur de l’imaginaire a besoin de chauffer doucement, de s’acclimater, de se mettre en condition. Mais une fois les premiers mots jetés, le train est sur ses rails et rien ne peut plus l’arrêter de sitôt. Il est difficile de se déconnecter au monde en devenir qu’on est en train de bâtir à travers les mots ; c’est comme un arrachement, une sensation d’inachevé, quand sonne l’heure de la fin de l’exercice. C’est que la prochaine étape consistera à apprendre à gérer son temps : une compétence transférable dans bien des aspects de la vie.

Souvent, on attend d’avoir un créneau disponible pour écrire. Mais la réalité, c’est que quelques minutes suffisent. Comme pour toute pratique que l’on veut perfectionner et dont on veut prendre plaisir, constance et endurance sont mères de l’excellence. Une courte plage de 30 minutes ou une heure plusieurs fois par semaines sera toujours plus bénéfique et attirant qu’un un bloc d’une demie journée une fois durant le mois. Il suffit juste de s’y mettre et de s’y astreindre régulièrement pour que cette petite habitude devienne un plaisir attendu. N’attendez pas d’avoir des plages de journée libre ; vous n’en aurez quasiment jamais, et repousserez indéfiniment la date fatidique. Ne vous privez pas d’un plaisir utile ! Alors, rassemblez vos cahiers et vos stylets favoris, ou ouvrez simplement votre ordinateur.. bref trouvez vos meilleurs conditions pour écrire, par exemple le matin, à côté d’une tasse de thé, et commencez par écrire à partir de vous.

A.offre_lève l'ancre

Un coup de pouce?

Bon, parce qu’un coup de pouce n’est jamais de trop pour se lancer, et parce qu’on doit sauter dans l’écriture et jouer avec les mots avec plaisir, je vous propose des ateliers de groupe. Ce sont des fous rires garantis ! Et vous serez surpris de constater à quel point jouer avec son imagination peut être aussi hilarant ! Oui, parce que le mythe de l’écrivain solitaire et confiné n’est bien qu’un mythe et que le processus de création est plus prolifique quand on sait qu’il y a des gens qui t’attendent. Tu ne peux plus négocier avec toi-même : il faut se jeter dans le bain ! Et quoi de plus efficace pour quiconque veut apprendre à nager entre les mots que de s’y plonger pour de bon ? La parole circule, les idées se répondent et correspondent : une pensée plurielle prend forme et stimule ta propre imagination puissance 1000. Dans ce cocon communautaire, toute inhibition est laissée sur le pas de la porte et tu peux te jeter à corps perdu dans cet espace de création où les idées les plus fantaisistes ont une place d’honneur. Les mots agissent comme un liant très spécial et sont dotés de ce pouvoir magique qui crée une intimité toute nouvelle dans laquelle les participants ont l’opportunité de se rencontrer différemment, de mieux se connaitre. Pourquoi ne pas regarder ce qu’il y a autour de nous de manière plus lumineuse, sous un jour nouveau ?

De même que l’on commence à véritablement être musicien qu’une fois que l’on maitrise bien le cadre technique de son instrument ; de même la contrainte en écriture libère la créativité et son expression. C’est pourquoi dans les ateliers, je vous propose de travailler à partir de thématiques définies, suggérées par vous au préalable et nous nous imposons une durée d’écriture déterminée : 4, 9, 17 minutes… Non, non, pas 5 ou 15 ! Les chiffres ronds, c’est trop scolaires et ici, nous ne sommes pas à l’école, mais bien sur un terrain de jeu où la créativité est reine : osons la frivolité et laissez-vous surprendre !  Pour nourrir l’inspiration, je mets à votre disposition des supports variables : tantôt des images délirantes ou inattendues, tantôt des films, tantôt des extraits de textes littéraires, afin de vous aider à vous emmener vers un imaginaire à la fois commun et propre à chacun de vous.

En raison de notre habitude à redouter le jugement des autres, on adopte souvent un regard critique sévère sur sa propre production, on s’en excuse même parfois jusqu’à se trouver des justifications incongrues…à tord ! Regardez les enfants comme ils sont fiers du moindre succès qu’ils réalisent : gardez ce même enthousiasme ; c’est cette énergie qui vous porte à performer toujours mieux. Et de toute façon, votre regard réprobateur sur vous-même est bien souvent trop radical. Quel que soit ce que vous écrivez, votre petit chef d’oeuvre a une valeur qui mérite notre attention.  Il est donc une règle d’or dans l’atelier que nul ne peut transgresser, sous aucun prétexte : ne pas commenter votre propre production avant de la partager et ne pas juger celles des autres. Nous sommes dans un environnement bienveillant où l’on va de l’avant dans la bonne humeur !

L’atelier d’écriture vise à rendre l’écriture ludique ;
c’est en bref :

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